Raconter

Le moment de transmettre son vécu

Accepter de se livrer pour en faire un livre. Y graver en lettres d’or les faits marquants de sa vie. Les rencontres qui ont tant compté. Convier sa mémoire à se replonger loin. Très loin ? Faut-il avoir un certain âge pour écrire sa biographie ? Non, il y en a qui traversent jeunes un fleuve profond d’épreuves et qui souhaitent témoigner. Pour autant, nul besoin d’avoir eu une existence particulièrement difficile. Il est juste nécessaire de vouloir raconter son histoire. D’avoir envie de refaire la route qui nous a menés ici et maintenant. Pour observer les carrefours en forme d’étoiles nous ayant fait prendre telle ou telle direction. Avancer, dérouler le fil. Patiemment. Avec bienveillance. Se remémorer un événement passé, qu’il soit pâle ou incandescent. Les infimes décisions qui ont parfois tout fait basculer. Chacun, chacune, peut adopter cet authentique regard tourné vers l’intérieur. Vers soi. De là naîtra peut-être l’élan du partage de son expérience avec sa famille, ses proches. Voire avec des inconnus, si le livre est publié.

Faire écrire sa biographie, grâce à une écoute active

Le premier récit de vie que j’ai écrit, il y a huit ans, a été une révélation. Je retrouvais le plaisir journalistique d’interviewer une personne mais, différence de taille, je n’avais plus à m’emparer en un temps record d’un sujet pour devoir ensuite en restituer toute la complexité, et en quelques lignes s’il vous plaît ! Je n’étais plus seulement dans l’intellect mais aussi pleinement à l’écoute de la musique singulière d’une mémoire. Cette intensité de présence et de disponibilité à l’autre, qui n’en est pas moins un accompagnement actif puisque, pour moi, un bon biographe doit savoir  poser des questions, relancer son interlocuteur, reformuler pour encourager et soutenir la parole ou s’assurer d’un ressenti, permet d’être le témoin empathique et privilégié d’une vie en train de se dire pour s’écrire.

Réveiller la machine à souvenirs

Pour commencer, il faut enclencher la mécanique du souvenir. Convoquer les anecdotes. Souvent, on ne sait par où commencer et on a parfois l’impression de se disperser. Qu’importe, puisque la matière des mots recueillie durant les entretiens sera retravaillée par le prête-plume. En ne se focalisant pas systématiquement sur la chronologie, on gagne en liberté. Parfois, le rire survient. Ou un silence s’installe pour laisser s’évanouir une émotion… Une biographie prend du temps à écrire, surtout quand on attache de l’importance à la qualité littéraire du texte. Pour moi, un long travail d’écriture de plusieurs heures est requis après chaque entretien afin que s’emboîte peu à peu chaque pièce du puzzle. Les souvenirs ayant leur propre logique d’apparition, un agencement doit être trouvé pour qu’ils intègrent avec naturel la structure du récit. Mais il faut aussi enlever les répétitions, gommer les redites, et surtout veiller à garder à l’écrit la dimension vivante et spontanée de l’oral. Ainsi, je lis et relis, réécris encore et encore pour plus de fluidité, ce qui diffère grandement du simple travail de retranscription de propos.

Combien de temps prend une biographie ?

Au départ, il y a une rencontre. Il est important que biographe et « biographié » se reconnaissent en quelque sorte. Qu’il y ait entente et confiance mutuelle. Si c’est le cas, le rythme de travail est souvent d’un ou deux entretiens par mois. Sachant qu’une séance d’une heure représente sept à huit heures d’écriture, ce qui correspond généralement à cinq ou six pages rédigées (en format A4), il faut compter une dizaine d’heures d’entretiens pour une biographie. Cependant, il est possible de choisir une formule plus légère, où le récit se concentrera sur une période ou une thématique bien définie. Durant la séance, je prends des notes de façon littérale afin de conserver au mieux les expressions, le vocabulaire, la façon de parler du « biographié ». Cela garantit ensuite un effet d’authenticité qui donnera envie au lecteur de lire votre histoire jusqu’au bout. Et puis, votre vie s’écrivant à la première personne le livre doit vous ressembler !

Le déroulement d'une séance

Chaque séance commence par la lecture de ce que j’ai écrit, suite au précédent entretien. L’occasion pour vous de vérifier l’absence d’erreurs (factuelles ou d’interprétation) et, pour moi, de demander si nécessaire des éclaircissements. Ce moment introductif, qui sert aussi d’amorce pour l’heure à venir, n’est pas décompté. Il est également possible d’effectuer ce travail de validation en amont, grâce à l’envoi du texte par mail. Le « biographié » peut décider de mettre un terme à la collaboration à tout moment, après règlement du dernier entretien. Le contrat signé préalablement le stipule et contient également une clause de confidentialité. N’hésitez pas à me contacter pour toute information complémentaire ou précision concernant mes tarifs. Je réside près de Nantes, mais il m’est possible de me déplacer dans les régions avoisinantes.

Récit biographique, histoire de sa famille, témoignage

Extraits choisis de biographies

De retour à Constantine en cette fin d’été, dans le quartier résidentiel où nous vivions, je renouais avec l’existence agréable que je menais avec des parents généreux et de nombreux frères et sœurs. Bien sûr, ma grand-mère me manquait. Même si elle nous avait éduqués à la dure et avait surveillé tous nos faits et gestes, quand je la sentais dans mon cœur, c’était très doux. Elle avait de l’humour et n’hésitait pas à se moquer de Farida qui, à ses quinze ans, passait une large partie de son temps à faire la belle devant la glace. Elle scrutait son visage, se le tripotait, quand elle ne se tortillait pas en rythme en étudiant le moindre de ses mouvements ! Ma grand-mère lui lançait alors : « Pas si vite, du calme, ma petite, il y a d’abord Anissa et Assia avant toi. Ton tour n’est pas encore venu de faire risette aux garçons ! » J’aimais me souvenir de ces moments légers.

Tout semblait donc avoir retrouvé un équilibre, je goûtais à un sentiment de bonheur éternel… Anissa continuait de faire de moi sa poupée Barbie en me coupant maladroitement ma chevelure satinée de couleur châtain clair. Mais j’avais droit à un douro de récompense lorsque je m’étais docilement laissé faire ou si je faisais la vaisselle (traduisez : celle de tout le monde, corvée qui lui incombait en tant qu’aînée) ! Avec cette petite somme, je filais acheter une réglisse chez le Mozabite tunisien d’à côté.

Encouragée par Anissa, je revenais également avec des bonbons achetés à crédit et une teinture éclaircissante pour cheveux. À la fin du mois, la facture était salée et papa, agacé, l’agitait devant nous, en nous faisant promettre de faire attention la prochaine fois. Mais c’était peine perdue et nous recommencions. Même si j’étais le cobaye capillaire de ma sœur, nous étions très proches toutes les deux !

La vie s’écoulait. Paisible. J’étais loin de me douter que tout allait basculer. La rentrée arriva dans une atmosphère calme. Cela ne dura pas. Au moment où nous commencions à sentir de l’électricité dans l’air, quelque chose d’impensable arriva. Le 1er novembre 1954, un instituteur français fut assassiné à Tighanimine, et sa femme grièvement blessée. Ce fut la « Toussaint rouge », le début officiel de la guerre d’Algérie… Même si c’est bien la veille qu’a éclaté l’insurrection armée et que tombèrent les premières victimes. Puis les campagnes et les villes s’enflammèrent une à une.

L’École de musique de Bordeaux était un éden pour femelles fans de musicos. Il y en avait 250 pour 10 filles ! Vous croyez que j’en ai profité ? Ben, non. Engluée dans mes principes, je me suis empressée de poser maladroitement un panneau  : « interdiction de toucher » sur tous les mecs. Sans doute avais-je peur de goûter à un peu trop de ces « jolis gâteaux » et de passer pour un corps facile. C’est ainsi que j’ai raté une histoire d’amour qui aurait pu être monumentale avec Bertrand. Grand, brun. Un fort. Un viril au teint mat et aux yeux très noirs. Il jouait du saxo et habitait une ruelle moyenâgeuse. Son appartement ressemblait à un îlot sacré dont il était le Poséidon. La baignoire était rouge, la moquette couleur bleu nuit. Son lit était hissé sur une espèce d’estrade. Au-dessus de cette promesse d’échappée intime trônait un poster : l’île d’Yeu. Bertrand semblait aussi libre que ce bout de terre cloué en mer, qu’il adorait. (…)

C’est si romanesque et si beau, une île ! Pour moi, il ne pouvait s’y passer que des aventures. Dans tous les sens du terme. J’avais l’impression que sur chacune d’elles un homme m’attendait. Quand je prenais le bateau pour m’échapper sur ces mini-mondes, j’essayais de larguer mon passé derrière moi. Le vent du large lavait mes blessures. Une fois, je suis revenue de Belle-Île légère, encore pleine des senteurs de mimosa. Il avait fait beau et chaud. J’avais dormi dans une ancienne sardinerie en bord de plage. C’était hors saison, j’étais seule au monde. Un délice. Le soir même, j’allais dîner dans un restaurant près de la Loire avec des amis qui m’ont servi, sans le savoir, Guillaume sur un plateau… Il avait les yeux verts. Pas vraiment beau mais beau parleur. C’était un reporter qui réalisait des docus pour « Envoyé spécial » et Arte. Excusez du peu ! La routine pour un globe-trotteur. Le rêve pour les autres. Il était tête brûlée et préférait les endroits compliqués, genre le Mexique. L’Afghanistan, le Soudan. Ce que j’allais découvrir, c’est qu’il était aussi cœur brûlé… Alors que tout semblait aller entre nous, un soir, au restaurant, il me dit : « Tu es une femme extraordinaire. Une boule multicolore. Une boule d’amour. Une fée ! » Quand ça commence comme ça en général, ça finit mal. Plus les compliments sont hauts, plus bas sera la chute ! Je sens le « mais » arriver… « Mais je ne peux pas t’aimer. Je me suis trompé. Désolé. » Dans un dernier effort avant le crash, je rétorque un suicidaire : « Comment ça ? Cela fait plusieurs mois que l’on est ensemble et tu ne t’en rends compte que maintenant ? À quinze jours de notre départ en vacances ? » A quoi il répond : « Tu es tellement importante pour moi. J’aime nos promenades, nos discussions. J’aimerais que tout ça continue. Que l’on soit amis. » J’étais furax ! L’amitié ? Hors de question Robert Redford, retourne dans ta jungle ! Nous nous sommes quittés, mon cœur frétillait au sol comme un poisson agonisant hors de l’eau.

Malgré sa panoplie de vêtements de parfait « bourgeois parisien », comme ses vestes en velours impeccablement coupées, il n’aimait rien tant, dès qu’il arrivait au village, que chausser ses bottes terreuses. Avant son mariage, il les mettait même pour se rendre à la messe, ce qui l’amusait car il savait qu’elles saliraient les travées de l’église… Oui, Jean n’était pas un enfant de chœur !

Il chaussait ses bottes, à défaut d’un bleu de travail. Car il ne travaillait plus aux champs, « ses gars » le faisant à sa place. Parfois, il s’emportait violemment contre eux et son épouse temporisait, essayant d’éviter les licenciements abusifs.

Dans l’intimité pourtant, Jean pouvait briser la glace et se montrer bon vivant. Et même généreux. En public, peut-être n’allait-il pas contre sa réputation d’homme au caractère bien trempé parce que cela décourageait quiconque aurait eu envie de lui demander de l’argent ! Cela l’arrangeait, je crois, d’être perçu comme un monarque intouchable.

Paris était son deuxième royaume. C’est là qu’il vivait la plupart du temps, entouré de « sa cour ». Pour son ascension spectaculaire, il avait usé de son intelligence, mais aussi de ses charmes. Il avait un corps d’athlète, reflétant ses jeunes années de marathonien, et plaisait beaucoup aux femmes. Jouant de son aura, il cherchait à impressionner son interlocuteur en lui faisant sentir que c’était lui le patron.

Durant la guerre, la période était moins faste mais nous n’avons manqué de rien. Je me rappelle mes rencontres avec les Américains. C’était en 1945, j’avais 11 ans. Ils m’adoraient car j’étais mince et blonde aux yeux clairs. Une pin-up en herbe ! Pour répondre à leurs regards flatteurs, je baragouinais, sûre de moi, un anglais plus qu’approximatif. Ils me souriaient en retour depuis leurs jeeps militaires. J’avais la cote car je revenais à chaque fois victorieuse à la maison, des étoiles du drapeau américain dans les yeux et des chocolats et des chewing-gums plein les poches.

Les méthodes d’éducation étaient basées sur les châtiments corporels. Comme j’étais gaucher et qu’à l’époque, c’était interdit, les frères essayaient de me convertir à la « religion » de la main droite en m’infligeant des coups de règle sur les doigts à chaque fois que j’écrivais de la mauvaise manière. C’étaient des moments terribles, mais je restais relativement content de mon sort, car, dans la classe voisine, le frère était encore plus sévère et nous entendions régulièrement des hurlements et des pleurs. Aussi, se considérait-on comme bien traités… Malgré ce régime spécial gaucher, parfois, le naturel revenait. Et je me remettais à écrire à l’envers comme Léonard de Vinci. Un jour, en guise de punition, une plume métallique Sergent-Major a traversé en un éclair ma main fautive. Il va de soi que je n’ai plus jamais écrit de la main gauche ! 

Le château, face au village, était mon autre terrain d’exploration préféré. La vue y était grandiose. J’adorais dérober les restes de cet édifice du XIIe siècle comptant quatre tours. Dans ce décor idyllique, nous avions notre guerre des boutons ! Ma fidèle petite bande se battait contre celle du fils du docteur. L’apogée de ce « conflit » fut la prise d’assaut de la terrasse du vénérable médecin, transfigurée pour l’occasion en forteresse. Nous grimpions vaillamment, épées de bois entre les dents, tandis que les défenseurs, en guise d’huile bouillante, nous déversaient de pleines bassines d’eau froide, ce qui rendait nos chaussures glissantes et nos prises bien moins assurées. Ayant pénétré sur la terrasse, mon armée s’engagea alors dans une courte bataille dont les principales victimes furent les pots de fleurs. La terre répandue se mélangea à l’eau et la boue gagna vite nos vêtements. Rapidement, conscient de l’ampleur du désastre, j’ordonnais une retraite qui donna à nos adversaires l’impression d’une victoire totale, dont ils ont gardé la mémoire aujourd’hui. Victoire définitive aussi car la paix, même sans signature ni condition, ne fut jamais rompue…

Je garde en moi le souvenir iodé des plages d’Agadir. Les grandes vacances, nous partions à dix heures pour ne revenir que sept heures plus tard. Sans crème, sans casquette ni lunettes. Avec juste un sandwich et un peu d’eau. Quelquefois maman apportait des demi-baguettes croustillantes nappées de beurre et de confiture que nous dévorions. Le premier jour, évidemment, nous étions complètement cramés ! Et nous nous tartinions avec soin d’huile d’olive à notre retour. Mais le lendemain, on recuisait ! À la fin de l’été, nous avions la peau café au lait. Le chemin jusqu’à la mer était long, il fallait faire avec la chaleur accablante que recrachaient les cailloux sur le chemin. Mais rien ne nous arrêtait.

L’avantage de cette école était que chaque étape du cursus était validée par un stage de longue durée durant les vacances. En première année, j’en ai suivi un dans une usine de compresseurs en Seine-Saint-Denis. On travaillait quarante-huit heures par semaine de six jours, et j’étais sur le pont dès sept heures du matin. J’y allais en mobylette. Au bistrot, qui trônait en face de l’usine, les ouvriers étaient  déjà au café-calva. Pour la journée, chacun d’entre eux  apportait entre deux et quatre litres de vin ! Le travail était extrêmement dur et, le soir, j’étais tellement fatigué que j’allais me coucher immédiatement. Sans surprise, je me révélais un ouvrier désastreux. Je ratais par exemple toutes les pièces réalisées avec un tour semi-automatique. Et cette tâche devenait vite douloureuse parce que, s’achevant toujours à la perceuse et sans gants, les copeaux me brûlaient la main. À l’usine, tout le monde était communiste. Sauf un magasinier socialiste qui, de ce fait, était la risée de tous. Pour eux, c’était comme un bourgeois !

À cette époque il n’y avait déjà plus que 500 habitants et trois cafés. On y buvait joyeusement et un accent chantant digne de celui de Marseille faisait tinter les verres. À 10 ans, les habitués me servaient sans hésiter des canons limonadés (un mélange sucré de vin et de limonade), que j’étais fier d’avaler sans ciller. Je me souviens aussi des parties de pétanque qui occupaient les après-midi, des vieux assis sur les bancs, inlassables commentateurs – en patois – de faits et gestes. Il y avait des jeunes aussi. En fait, tout ce que le village comptait d’âmes se retrouvait à un moment de la journée ou de la soirée sur cette place. De part et d’autre, comme pour mieux assister au théâtre du quotidien, trônaient les maisons des grands bourgeois. Il n’y avait pas de voitures. À peine quelques mobylettes et des camions de fermiers. Les abattoirs officiaient au cœur même du bourg, ce qui est impensable aujourd’hui au regard des conditions d’hygiène ! Le sang se faufilant dans les rigoles était goulûment lapé par les chiens dont les moustaches et les babines rougissaient à vue d’œil… Une fois par semaine, l’un des cafés se transformait en cinéma. Quel moment magique ! On y accourait, à tout âge. Les films en noir et blanc prenaient une couleur particulière. Une saveur de monde moderne qui semblait si lointain.

Vous savez, j’ai enseigné la danse et donné des cours de gym jusqu’à mes 78 ans. Désormais, je vais assister avec plaisir  aux cours du jeudi qui sont proposés ici. Je n’ai pas de nostalgie : il faut savoir passer la main ou plutôt les jambes…

Il y a six ou sept ans, quand j’ai découvert cet endroit, je me suis dit qu’on se croyait au paradis et que c’était là que je voulais finir mes jours. Juché sur la butte Sainte-Anne, entouré d’arbres majestueux à la présence rassurante, baignant dans la spiritualité émanant des sœurs retraitées ou encore actives dans leur communauté, cet établissement me convient à merveille. Le climat y est propice au repos, à la sagesse et à la méditation. Après, cela ne m’empêche pas de mettre de l’ambiance parfois, en écoutant de la musique ou en chantonnant. C’est ma nature !

Il y a trois mois, l’animateur n’a pas pu venir. « Monique, s’il te plaît, fais-nous cours ! » Une sœur qui connaissait mon passé n’a pas hésité à m’inviter dans la danse. J’ai accepté, mais pour quinze minutes seulement. Je fais attention maintenant. Même si tout le monde me dit que je ne fais pas mon âge. Que je rayonne. Rayonner, mais c’est le Soleil qui rayonne ! Quelle drôle d’expression. Je ne veux pas lui faire de l’ombre, moi.

Quand je pense, je danse. Dans mes rêves, je danse. Respirer, c’est un peu danser avec la vie. Communiquer et échanger avec les gens que l’on aime aussi. Mes filles ont très bien accueilli cette partie dansante de moi. Bien sûr, je n’ai pas oublié les drames et les épreuves. Impossible ! Mais l’existence est tout sauf immobile et les saisons passent. En donnant, j’ai beaucoup reçu en retour. Cette période associative et sportive m’a nourrie. Epanouie.

Musique et mouvement forment un couple divin. Inséparable. Dans les danses à deux, parfois, il y a des moments où l’on part en voyage. Loin, bien loin des préoccupations quotidiennes. Pour moi, danser, c’est prier trois fois.